Le Blog de Sami

10 mars 2009

Silence

Je n'ai plus le courage d'écrire!!

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12 juillet 2007

Fin d'un rêve

Depuis tout petit on a rêvé de voir un jour la Palestine état indépendant et démocratique qui vit en harmonie avec un état d'Israel pacifiste et intégré dans son espace arabo musulman.
Une Palestine démocratique et un état d'Israel développé économiquement, ces deux états seront des exemples à suivre pour l'ensemble des états despotiques de la région.
Malheureusement notre rêve est devenu un cauchemar depuis la première guerre jusqu'à la dernière de 2007.
Est ce la fin d'un rêve?
Oui c'est la fin, on doit se réveiller et se rendre compte qu'un rêve n'est finalement que des utopies!! En ce milieu de 2007, on doit avouer que ni les Palestiniens ne sont à la hauteur de nos rêves, ni les Israeliens.
Hamas et Fatah nous ont donné un spectacle digne de ce qui se passe en Afrique, et Israel continue à croire que c'est un état appartenant à une autre planète.
Oui mon blog doit être reloqué et la partie droite doit contenir pour un moment une image cauchemardesque, tout en laissant la partie gauche qui doit prendre l'ensemble de l'espace.
Oui je regrette l'époque de Yasser Arafat et de Cheikh Yassine, cet époque où il est interdit de faire couler le sang palestinien où le seul combat tolérer et la libération des territoires occupés. Arafat était un grand monsieur une figure emblématique, un prophète incompris.
Malgré les erreurs (attentats suicides contre des victimes Israeliennes innocentes) la résistance palestinienne était un modèle pour des peuples opprimés.
Mais ces erreurs étaient compréhensibles.
Face à Israel qui massacre des centaines de palestiniens, qui brûle des terres, et qui affame tout un peuple pour la seule raison qu'il aspire à la liberté, on ne peut pas demander à la résistance de se taire, de laisser faire  les soldats de Tsahel. Le temps de Ghandi est dépassé par la barbarie des massacres, et le silence des puissants de ce monde. Ghandi a vécu au temps de la guerre froide et de l'apogée de l'URSS, Arafat et les siens ont les puissants contre leur projet.
Oui, on doit se réveiller et se dire que le temps de nos rêves est révolu !! Quoi Faire?
Tout simplement on doit écrire en gras : LE MAROC D'ABORD.
L'écrire mais surtout travailler pour le développement de chaque pays arabe, chacun doit travailler (au lieu de rêver) pour que le pays où il est devient DEVELOPPER (en premier) DEMOCRATIQUE (en second).
Oui les Palestiniens sont et resteront nos frères mais pour les aider on doit être fort et capable d'affronter les autres. Pas militairement, mais économiquement avec un front intérieur uni.
Il faut voir les choses en face et appeler au travail, au sérieux, et à la discipline. J'ai envie de dire REVEILLEZ VOUS mes compatriotes.
A quoi a servi cinquante de débat (intéressant et qu'on regrette maintenant) sur le roi est il un despote ou un dictateur? A rien mes amis!!!
A quoi a servi cinquante de débat sur est que l'USFP est de droite ou de gauche? A rien mes amis!!
A quoi a servi cinquante de critique du Makhzen et est ce qu'il existe ou pas? A rien !!

A quoi a servi nos tracts et nos chansons pour la palestine? A rien !!

Oui beaucoup de personnes ont payé très cher pour qu'on puisse parler librement aujourd'hui, je pense :
- aux victimes des baignes de Tazemamert,de Derb Moulay Cherif, je pense à Saida Menbhi, Zeroual, Tahani, et d'autres,
- à ceux qui ont passé des décennies en prison, Serfaty, Benzekri, Laâbi, et d'autres,
- à ceux interdit de s'exprimer,
En continuant dans la voie des rêves on va trahir leur combat.
LE MAROC D'ABORD mais sans oublier nos rêves !!!

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05 septembre 2006

La Guerre Est Finie, A La Prochaine?

La guerre du Liban qui a durée 34 jours s'est terminée après qu'Israel a fait "un bon boulot" à la place des Américains, en détruisant un pays qui a commencé à lever la tête après une guerre civile de 15 ans et 3 guerres Isréliennes!!! Israel est pour la première fois de son histoire a été défaite militairement comparée à ces précédentes guerres contre les forces armèes arabes. Les forces de Hezbollah ont fait preuve d'un courage sans précédent, et ont mené une guerre avec une stratégie claire, et en plus -ce qui est rare dans les pays arabes- les services secrets israeliennes n'ont pas pu filtrer le Hezbollah.                        

Quel bilan de cette guerre?

1/ D'un point de vue militaire : Le Hezbollah n'a pas engagé toute ces forces dés les premiers jours de l'offensive Israelienne, il a su géré la bataille militaire avec une vision claire. On peut spéculer sur celui qui a gagné ou perdu la guerre, mais une chose est sûre Israel n'est pas un pays invincible, c'est un pays comme les autres avec ces forces et ces faiblesses qu'on peut vaincre!!!

Oui Le Liban a été détruit par Israel : ces ponts, ces écoles, ces hôpitaux, ces routes, etc.. ont été détruits par l'aviation Israélienne, à l'instar de ce qu'a fait les USA en Irak et en Afghanistan!!

Oui des milliers de Libanais ont trouvé la mort et d'autres sont blessés par la barbarie Israélienne..

Oui le massacre de KANA a été horible et prouve qu'Israel est adepte de la stratégie des nations les plus sanguinaires de l'histoire de l'humanité.

En résumé durant cette guerre Israel a été fidèle a elle même : UN PAYS QUI NE PEUT PAS VIVRE SANS LE SANG DES AUTRES. Il a batit son histoire sur les guerres et ne peut vivre sans ça.

Face à ce tableau, on peut affirmer que le Hezbollah a résisté pendant 34 jours, plus que ça il a gagné des batailles dans plusieures localités du sud Liban : la bataille de Bint Jabiel a été l'exemple type de la résistance et de la défaite de l'armée Israelienne. Les missiles de Hezbollah ont frappé les principales villes du nord d'Israel, et ont détruit des bases militaires importantes d'Israel.

Oui Israel a perdu la bataille du Liban mais pas la guerre de Jullet 2006.

2/ D'un point de vue politique :

- Le point le plus important est que les USA n'ont qu'un seul allié dans le monde : C'EST ISRAEL.

- l'ONU (ce machin) est impuissant face aux USA : on adopte une résolution seulement quand Mr Bulton et Washington le désirent. On a attendu 34 jours pour voir est ce qu'Israel peut faire le ménage au Liban en tuant etg en détruisant au maximum, une fois qu'on a su que le Hezbollah résiste et porte des coups durs à Israel alors là on agit et on adopte un numéro (1701) et on applaudit les USA et les autres pour le bon sens!!!

- les arabes (ça existent toujours ces gens!!) ont applaudi l'offensive Israelienne et ont dit fort qu'il faut détruire le Hezbollah ce parti des faux de Dieu et qui perturbent le sommeil des gentils israeliennes et leur maitre Bush!! Oui on avu des gens sortir dans la rue pour manifester (à quoi ça sert) et des gens qui spéculent etc etc... CIRCULEZ IL N'Y A RIEN A VOIR TOUT VA BIEN CONTINUEZ VOTRE TRAVAIL DE DESTRUCTION ON EST LA POUR PAYER LA FACTURE!!! AMEN.

3/ LES LECONS A TIRER DE 34 JOURS DE MASSACRES : j'ai suivi toutes les déclarations de ce charismatique NASRALLAH durant la guerre, il n'a cessé de répeter que le Hezbollah n'a besoin de personnes. Pourquoi? Parceque durant ces dernières années le Hezbollah a su construire un parti solide qui a des assises partout au Liban, et qui a un discours clair et réaliste sans démagogie.

1ère Leçon : On a batit notre pensée sur la critique de l'autre et on oubli de se voir dans une glace pour détecter nos défauts, on oubli souvent de travailler pour construire notre avenir et l'avenir de nos pays arabes en faisant abstraction de ce machin qu'on appelle l'unité arabe. Aucune unité n'est possible sans des pays forts!!

2ème leçon : Peut on ignorer la force des américains et leur main mise sur le monde entier? je ne le crois pas. Alors il faut réflichir à une nouvelle approche avec les USA. Laquelle? Etre allié sans faille avec les USA? Etre anti américain?Prendre les armes contre les USA et appelé aux Jihads? Je crois qu'on peut trouver une troisième vois basée sur une lecture réaliste des événements, et prendre l'exemple de la Chine qui a su construire un modèle pour les pays du tiers monde.

Vouloir combattre les USA sans une vision est un suicide!!

3ème leçon : L'ennemi numéro 1 se trouve en nous et pas Israel ni les USA, on doit le combattre pour avance.

A suivre

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11 août 2006

Appel de Marcel Khalefi

أنا الموقع أدناه مرسيل خليفة

رسالة إلى

فناني الأونيسكو للسلام في العالم

 

ربما يكون فعلت حسناً اليونسكو حين اختارتكم (فناني الأونيسكو للسلام) على أساس أنكم كرستم أنفسكم- بما قدمتم- كنخبة من أكابر أهل الفن والإبداع في عالمنا المعاصر، ونقل تجاربكم إلى المستوى الكوني علامة ناطقة بالأصالة- والتجديد والاقتحام المستمر للآفاق غير المطروقة،-وحاز فنكم- في أوطانكم شعبية واستقبالاً جماهيرياً، وأتقنت اليونسكو من وجهٍ ثانٍ ذلك الاختيار حين أرادت الفن رسالة ورُسُلاً: متنبهة إلى عظيم الأدوار التي تنهضون بها في مضمار تنمية القيم الكبرى للإنسانية.

 

ثم أتقنت التسمية: تسمية رسالة التكليف بأنها "من أجل السلام". إن الفن قرينة على السلام: السلام الداخلي مع النفس، والسلام مع الآخرين. وهو أم المطالب اليوم حيث حاجة الإنسان كبيرة- في هذا العصر- إلى الهدأة الداخلية والطمأنينة، والشعور العميق بالقيم العظمى التي تحفظ للإنسان الإنساني فيه، وحيث حاجته كبيرة إلى أنسنة العلاقات بين البشر وإعادة تأسيسها على قواعد التسامح والمحبة والإنصاف واحترام الكرامة، ونبذ العنف والتعصب والقهر والاضطهاد والاحتلال. ما كان اختياركم لتحملون هذه الرسالة عفواً. كان- بالأحرى- اختياراً محسوباً. فالقيم التي طـُلب منكم أن تكونوا عنوانا لها، بإسم الأونيسكو، هي عينها التي كرستم فنكم للدفاع عنها.

 

أنا الموقع أدناه مرسيل خليفة

 

أناشدكم كزميل لكم، كحامل اللقب نفسه (فنان الأونيسكو للسلام) بأن لا نتعامى عن مشهد البؤس الجماعي، الذي خلفته القوة العسكرية الإسرائيلية تجاه لبنان وشعب لبنان، تجاه فلسطين وشعب فلسطين، وليس ما يبرر فننا سوى أن نتكلم من أجل الذين لا يستطيعون ذلك، تلك قضيتنا التي كرسنا عطاءنا لها وكرستنا أصواتاً أنيقة ناطقة بها، ولم نشأ إلا إن نلتزم الذهاب فيها بعيداً وأن نتعهد بأن نطلق أعمالنا أناشيد حب وتوحد مع ضحايا الاضطهاد لأي شعب مهما تكن أشكاله. وفي هذه اللحظات الحاسمة التي يعيشها أبناء شعبي، أتوقع حسن تفهمكم الموضوعي للقضية الإنسانية لنضعها نصب أعيننا. لنقلل من وطأة القتل اليومي وتحت بصر العالم "المتحضر". بأمل أنكم تشاهدون مع العالم على شاشات التلفزة ما يحدث من ويلات، ولنعبر وبصوت عالٍ عن الرفض الصارم لكل أشكال القتل التي نتعرض لها من قبل جيش الاحتلال الإسرائيلي.

 

فنانو الأونيسكو للسلام في العالم أجمع

 

فلنغمد الفرح في الناس ونرفع عن صدورهم كربة الحرب المدمرة، بفرح يقارع الحزن وبأمل يؤجل اليأس وبأفق يفتح مجهولاً وبأخضر يوقف يباساً وبهمس يشع صمتاً... وبتجربة تعيد تعريف القضية بعد... إذا ضاعت في تلابيب الغموض.

 

أصدقائي...

 

فلنتفقد فيكم ما تبقى لدينا من المعنى الإنساني المسروق والمصادر. كونوا حبلاً يستنقذنا من وهاد الموت، مستعيداً معنى الأشياء الهاربة.

 

كونوا بلسماً في عصر جراحات تنكؤها معطيات الدول الكبرى فتشعل الملح في آلامنا.

 

كونوا إحتجاجاً على جرح لما يندمل.

 

كونوا غضباً هادراً في هدأة جمالية لا تقضي وداعتها إغراءة الانصياع إلى ثورة الناس. أو نزق الهروب من السؤال إلى جواب جاهز لا أفق له.

أحملوا كلمة السر ألا وهي، كرامة الإنسان. دون كبير ضجيج أو استسهال وضعوها في حوزة مرحلة تجدف تجديفاً صعباً ضد القذارات المطلة من المحتلين وأسيادهم لتقتل الباقي فينا من سكرات الحياة.

 

رابطوا أبداً عند ثغر الذاكرة بعد... إذا سقطت حصون الراهن الحامض في الحلق.

 

أصدقائي

 

للتضامن معنا معنى كي:

 

لا نتهاوى تحت مطارق "الدك اليومي للإنسان وللحجر، لليأس وللقذارة.

 

ولنصمد كقلعة أمام غارات الحقد ولنحصن المعنى العميق في وجه كل صنوف العدو. نحصن نفسنا بالناس الذين نخاطبهم، ونخاطب العميق فيهم، دون أن نتنازل عن خطوط الدفاع عن المعنى الإنساني بسلاح الحب، لنحمي قلعتنا والمعنى الجميل الذي أقمنا فيه وطننا.

 

ورغم هول ما يحصل فلنضرم في الدم ملح البدايات، نودع كلمة السر- الحب- لتنهار صروح الخارجين من صدوع الحقبة العجفاء وتصدعاتها.

 

فنانو الأونيسكو للسلام

 

لنتكاتف ونحيي الحفلات لصالح لبنان لصالح فلسطين، لتكون ميثاقاً ممهوراً بالحب والتواصل لنلتقي على البوح بإيمان صار الإنسان والحياة في زمنٍ آسنٍ يسيجه طاغوت الحرب وشراهة حق العدو.

 

لا نريد أن نخال العالم تغيّر وفقد المعنى، وتقولبت السياسات في أقانيم السخف والانحطاط.

 

وقد تكاد هذه السياسات الحاقدة لإسرائيل وأسيادها تكاد تسلم بنجاح ماكينة الانحطاط في صناعة العالم على مقاس قيمها المسمومة.

 

حكام الولايات المتحدة الأميركية والجرائم المنهجية، الثابتة الخبيثة، لا ندامة فيها وهؤلاء الحكام يرتدون كما يزعمون قناع القوة المدافعة عن الخير في العالم.

 

وحشية لا مبالية. إحتقارية قاسية لا ترحم. ولا تلقي بالاً إلى الأمم المتحدة والقانون الدولي. والمجتمع الدولي بدوره يسكت عن كل هذا الإجرام ويتناسى. إجرام من حكام "زعيمة العالم الحر".

 

لن نذهب بعيداً غزو العراق إرهاب دولي فاضح، يكشف إحتقار مطلق لمفهوم القانون الدولي.

 

كيف استطاع هؤلاء الحكام أن يصلوا إلى حيث هم؟

 

زمرة من المتعصبين. جهلة، منافقين في حوزتهم السلاح المدمّر.

 

في حوزتهم السلاح المدمّر. كيف اغتصبوا كلمة الديمقراطية والحرية. وأشاعوا الفوضى في كل مكان. وتصفية كل مقاومة ممكنة من خلال وصمها بالإرهاب.

 

أصدقائي

 

فلنعد إلى إيماننا بأن الإنساني في الناس لا يسحق تحت أقدام الحروب المدمرة وأن الجميل يخرج دائماً من رماد الحرائق.

 

ولندرك أن حبل العدوان على البشر والحجر والأنفس والأذواق قصير، وأن الزبد يذهب هباء ولا يبقى في الأرض إلا ما ينفع الناس.

 

لنستأنف مساراً لم ينقطع تحت أي ظرف، لن نساوم في زمن الحرب والصمت والإنهيارات الشاملة. فلنقوى على الحياة والتجدد والمقاومة وعلى فتح كوة لتهوية منطقة يستبد بها الاختناق الحربي.

 

شعبنا آثر المواجهة، ولم يقبل الاستسلام

 

مواجهة يدرك قساوتها ولكنه يدرك أبعادها وعظمتها ونبلها ويدرك معنى أن ينهض لمواجهة العدو الإسرائيلي الذي يلجأ إلى تدمير ذوقنا وتفاصيل حياتنا، ويستبيح عيشنا.

 

وفي مثل هذه الظروف التي نعيشها حيث كتب علينا أن نحرس النوم والهواء والكيلوغرام من الطحين بالحديد والدم، يستولي علينا هذا التضامن العفوي الذي يتوالد ويبدع ألواناً من الصمود.

 

وبهذا الصمود سيعود الوطن إلى الوطن والشجرة إلى تربتها والوردة إلى لونها.

 

وهذا الصمود يفضح غطرسة العدو وقصفه ومجازره المتكررة، ويفضح في نفس الوقت عمق حالة العجز العام في البلاد العربية كافة ودون استثناء تجاه ما يجري في لبنان وفي فلسطين.

 

إن تخاذل حكام العرب واستفراد لبنان، كان واحداً من أشكال تواطؤ هذه الأنظمة العربية مع إسرائيل. وإن قمع هذه الأنظمة لشعوبها هو جانب آخر من جوانب مسؤوليتها عن الإنهيارات العامة. وذلك الصمت العربي شبه الشامل على الحرب الدائرة في ربوع لبنان وفلسطين كان مريعاً ويسعى إلى شل إرادة الصمود والدفع باتجاه اليأس والاستسلام.

 

واليوم وفي مواجهة العدو الإسرائيلي لأطفالنا لأزهارنا لشوارعنا لأغنيتنا لفرحنا لهوائنا لبحرنا لأرضنا. ندعو جميع الأمم لمساعدة أهلنا في العودة إلى بيوتهم وقراهم وحمايتهم وتوفير كافة الشروط لحياة كريمة!...

 

أصدقائي

 

فلننخرط فعلياً في الشغب الذي لا بد منه، ولا مهرب منه، لنتمكن من المساهمة في الإجابة، على الأسئلة المطروحة، ولكي نصل إلى التعبير عن قضايا العالم.

 

لنخلق الحوافز التي توصل وتؤدي إلى تغيير هذا الواقع.

 

فما قيمة الفنان إذا لم يكن مخلصاً لقضية تحرير الإنسان وتحرره؟

 

وما قيمة الفنان إذا لم يكن متمرداً؟ فالحضارة صنعتها لحظة تمرد!...

 

يذبحون لبنان، يعتدون على أرضه وسمائه وبشره.

 

لبنانُ أبداً كان رسالةَ: رسالة التسامح والحرية والإبداع. سليلُ الحضارات هو وملتقى روافدها. صنعً النموذجَ الفذّ للتعايش الخلاقٍ بين الديانات والثقافات وصَهَرَ أبناءه في مجتمعٍ تحدّى الدولة الطائفية التي أقامتها إسرائيل على ارض فلسطين، وفضح محتواها العنصري القائم على التمييز والتراتبية الدينيْن.

لذلك تلقّى لبنان باستمرار وجباتٍ متلاحقة من العقاب الإسرائيلي لتحطيم نموذجه الاجتماعي وأدواره الثقافية التنويرية في المنطقة العربية قصْد تهريب الأكذوبة الصهيونية الزاعمة أن إسرائيل هي "الوطن" الوحيد في المنطقة، وأن مجتمعاتنا لا تقوى على بناء أوطان لأنها محضُ طوائفَ ومذاهبَ وقبائلَ وعشائرَ لا تجمَعُ بينها وشيجة (على زعْمها).

 

هذا اللبنانُ يتعرض اليوم لمذبحة وحشية على يد آلة القتل الإسرائيلية مدعومة بإجازة مفتوحة من إدارة بوش وحفنة المحافظين الجدد في أميركا من أجل أحلامهم في بناء "شرق أوسط جديد" على جثتنا وعذابات شعبُنا. هذا اللبنانُ أهلهُ يُقتلون وأطفاله يُشرّدون، ومئات الآلاف من شعبه ينزحون.

 

فهل نتركهم يفعلون ذلك ونحن نتفرج على الأشلاء والأطلال وشلالات الدم؟

فلنصرخ جميعاً بأعلى الصوت: لا لهذا العدوان البربري على لبنان. لا لشريعة القتل والقوة والغطرسة والاستعلاء التي تخوضها إسرائيل وأميركا علينا وعلى العالم. وليقف كل الشرفاء والأحرار في العالم، وكل أبناء الوطن العربي، ضد هذه الجريمة، استنكاراً لها واحتجاجاً عليها. إن الصمت عار علينا جميعاً... وسيحاسبنا التاريخ.

 

مرسيل خليفة

 

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Appel de Juices et Juifs Français pour l'arrêt de l'agression Isrélienne

Vingt-quatre ans après les massacres de Sabra et Chatila et l'appel de Pierre-Vidal Naquet, nous condamnons les attaques meurtrières de Tsahal et demandons un cessez-le-feu immédiat au Liban. Nous, Juifs contre les frappes d'Israël Par Raymond AUBRAC, Rony BRAUMAN, Rachel CHOUKROUN, Stéphane HESSEL, Marcel-Francis KAHN

Paru deans Libératyion Française du 06/08/2006

Voici vingt-quatre ans, Israël lançait au Liban l'opération «Paix en Galilée», qui allait, par les bombardements terrestres et aériens, faire des centaines de victimes civiles et qui devait aussi, du fait de l'appui apporté par Israël à ses supplétifs libanais, conduire aux massacres de Sabra et Chatila.

C'est alors que, grâce à l'initiative de Pierre Vidal-Naquet notamment , fut lancé un appel de cent intellectuels juifs qui se désolidarisaient des soutiens inconditionnels à l'opération menée par Sharon et la condamnaient. Après les massacres, un rassemblement devant l'ambassade d'Israël fut organisé par le Comité des Juifs contre la guerre au Liban pour exprimer sa colère. Vingt-quatre ans plus tard, les successeurs de Sharon ont pris la relève. Ils lancent sur le Liban des attaques meurtrières comme celle de Cana, où les victimes sont surtout des femmes et des enfants comme ce fut le cas dix ans plus tôt au même endroit.

En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, après l'enlèvement d'un soldat israélien, et prenant prétexte du tir de roquettes artisanales, l'armée israélienne, après son coup de force contre le gouvernement palestinien démocratiquement élu, tire à l'arme lourde avec, là encore, des dizaines de victimes, dont la moitié sont des civils, femmes et enfants compris, cela après avoir détruit les infrastructures assurant un minimum vital aux populations.

Précisons-le : les soussignés ne sont des inconditionnels ni du Hezbollah, ni du Hamas. Et nous avons toujours condamné les attentats-suicides contre les populations civiles israéliennes, tout comme nous déplorons, aujourd'hui, que les Israéliens soient victimes des missiles qui frappent le nord de leur pays.

Mais quoi qu'on puisse penser du Hezbollah, l'attaque qu'il a menée contre des soldats israéliens, dont certains furent tués, et d'autres, enlevés, a servi de prétexte au gouvernement israélien pour mettre en application un plan qu'il avait déjà préparé longtemps à l'avance.

Et reviennent, comme toujours, les appels à l'union sacrée et au soutien inconditionnel à Israël lancés par les institutions qui prétendent représenter la totalité des voix juives en France. Cela non plus, nous ne pouvons l'accepter. Comme en 1982, comme à de nombreuses reprises depuis, les soussignés, Juives et Juifs, reprennent les termes du dernier appel signé par Pierre Vidal-Naquet quelques jours avant sa disparition : «Assez ! Trop, c'est trop !» Il faut un cessez-le-feu immédiat et total, aussi bien au Liban qu'en Israël, en Cisjordanie et à Gaza. Il faut l'ouverture de négociations dont les premiers objectifs seront un échange de prisonniers, le retour de la sécurité et de conditions humaines pour toutes les populations concernées.

Nous demandons au gouvernement français et aux instances européennes de défendre cette position qui ­ avec la juste solution du problème palestinien ­ est la seule capable d'éviter une extension catastrophique du conflit.

Nous tenons, par ailleurs, à saluer nos amis israéliens qui manifestent ­ dans des conditions très difficiles ­ contre la politique de leur propre Etat.

Premiers signataires :

Marcel-Françis Kahn (professeur de médecine)/Richard Wagman (Président d’honneur, Union juive française pour la paix – UJFP)/Rachel Choukroun (Présidente, Femmes en Noir, Marseille)/Perrine Olff-Rastegar (Porte-parole, Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix,Strasbourg)/Pascal Lederer (Animateur, Une Autre Voix Juive)/Stéphane Hessel (Ambassadeur de France)/Raymond Aubrac (ancien résistant)/Rony Brauman (médecin, essayiste)/

Ainsi que les signataires suivants :

Pierre Abecassis (médecin)/Daninièle Abramovici (infirmière)/Léonce Aguirre (militant de la LCR)/Nuri Albala (avocat)/Lysiane Alezard (conseillère régionale)/Jacques Aron (essayiste)/Pierre Assas (médecin)/François Azuelos (économiste)/Catherine Ballestero (Présidente, Commission de lutte contre l’antisémitisme et le néo-nazisme, MRAP)/Michel Barak (historien retraité, enfant caché)/Yves Barathieu (ingénieur)/Doucha Belgrave (journaliste)/Michèle Béliterkaufski (enseignante)/Leila Benallegue (Présidente, APEL – Association pour l’Egalité)/Eliane Benarrosh (consultante en communications)/Ralph Benarrosh (avocat retraité)/Claire Benhaïm (militante associative)/Fernand Benhaïm (PDG)/Daniel Bensaïd (philosophe)/Renée Blanchton-Ciller (retraitée de l’éducation nationale)/Danielle Bleitrach (universitaire)/Isabelle Bloch (maître de conférences, IUFM)/Matthew Berrebi (enseignant)/Michel Bilis (directeur d’hôpital)/Christine Birnbaum (universitaire, Paris XIII)/Simone Bitton (cinéaste)/Olivier Bloch (universitaire, Paris I)/Françoise Blum (ingénieur de recherche, CNRS)/Corinne Bockser (psychosociologue)/Corine Boksenbaum (infirmière)/Thérèse Bolzinger (physicienne retraitée, NSAE)/Haby Bonomo (artiste peintre, architecte)/Lisa Braff (enseignant)/Jean Brafman (conseiller régional)/Claire Brault (journaliste)/Kenneth Brown (anthropologue, éditeur)/Gilbert Brunet (retraité de la presse parisienne)/Mireille Brunet (agent INSEE)/Muriel Carpentier /Marie-Hélène Cavert (pédiatre)/Marie-Hélène Chambrin (cadre administratif)/Michel Chesseron (Président, association Amitié Solidarité Avec le Peuple Algérien)/Yean-Yves Chetail (artiste)/James Cohen (universitaire, Paris VIII)/Viviane Cohen (membre, Femmes en Noir)/Daniel Cordova (ingénieur)/Mark Cramer (écrivain)/Léon Crémieux (technicien aéronautique)/Annie Cyngiser (sociologue, fille de déporté)/Suzanne de Brunoff (économiste, Directrice honoraire de recherche, CNRS)/Sophie Damon (chargée de mission, ingénierie)/Sonia Dayan-Herzbrun (sociologue)/Denise Decornoy Gilles Derhi (psychiatre)/Audrey Dessens (infirmière)/Joss Dray (photographe)/Frank Eskenazi (producteur de films)/Nada Essaouini (étudiante)/Yvette Fabre-André (enseignante retraitée)/Jeanne Favret-Saada (Directeur d’études, EPHE)/Sonia Fayman (sociologue)/Georges Yoram Federmann (psychiatre)/Patrick Feldstein (membre de la CCIPPP)/Nadia Fourzri (agente commerciale)/Nicole Gal (enseignante retraitée)/Rachel Garbarz (professeur d’hébreu)/Jacques Glaser (professeur) Serge Goldberg (enseignant retraité)/Rafaël Goldwaser (metteur en scène)/Jean Gribenski (professeur, Université de Poitiers)/Serge Grossvak (conseiller municipal)/Claire Grover (peintre)/Christiane Guenneteau (membre du MRAP)/Ivan Guimbert (journaliste culturel)/Georges Gumpel (fils de déporté, membre de l’UJFP)/Sylvain Jay (étudiant)/Jacques Jedwab (psychologue)/Francine Kahn (formatrice)/Nicole Kahn (membre de l’UJFP)/Robert Kissous (consultant)/Hubert Krivine (physicien)/Yves Langry (éducateur spécialisé)/Daniel Lartichaux-Ullmann (animateur)/Laura Laufer (critique de cinéma) Laurent Lederer-Rozenblatt (comédien)/S.K. Levin (ancienne journaliste)/Geneviève Lévy Bonomo (styliste)/Gérard Lévy (attaché R&D, syndicaliste)/Daniel Levyne (enseignant)/Jacques Lewkowicz (universitaire, Strasbourg III)/Charles Liblaw-Lew (comptable, fils de déporté)/Jacques Livchine (metteur en scène)/Tedjinia-Teddy Louafia (fonctionnaire OPHLM)/Petre Macoveanu (retraité)/Sheila Malovany-Chevallier (traductrice)/Carol Mann (chercheuse et écrivain)/Gérald Marvy (membre de l’UJFP)/Denis Marx (formateur)/Francis Marx (enseignant)/Laurent Marx (retraité)/Pierre Maurel (enquêteur téléphonique)/Léon Mellul (rabbin)/André Menahem (membre de l’UJFP)/Fabienne Messica (membre de la LDH)/Jean-Claude Meyer (agrégé de philosophie)/Claire Mialhe (informaticienne et plasticienne)/Annie Monneron (Directeur de Recherches, CNRS)/Viviane Montias-Baruch (retraitée)/Annie Mougel (attachée administrative)/Dominique Natanson (animateur du site « Mémoire juive et éducation »)/Jean-Michel Natanson (syndicaliste)/Noëlle Naudet (employée administrative)/Martine Olff-Sommer (psychologue)/Michel Ouaknine (ingénieur)/David Passegand (designer)/Guy Peterschmitt (conseiller municipal)/Arnaud Petit (intermittent du spectacle)/Paul Piquard (chirurgien dentaire)/Christian Piquet (journaliste)/Xavier Prieur (chercheur)/Chaim Léon Pulvermacher (interprète, fils de déportés)/Jocelyne Rajnchapel-Messaï (journaliste)/Claude Raymond (retraitée)/Michal Raz (objecteur de conscience israélienne résidant en France)/Evelyne Reberg (membre, UJFP)/Jean-Paul Rivet (retraité)/Jessie Rivet (retraitée)/Claude Riwan (statisticien)/Jean-Laurent Rosenstrauch (EHESS)/André Rosevègue (documentaliste)/Claude Roshem-Smith (réalisatrice)/Michel Ruff (conseiller principal ’éducation)/Catherine Samary (économiste)/Maurice Sarfati (coordinateur travaux)/Donatella Saulnier (traductrice)/Félix Schapira (membre d’ATTAC)/Elias Seidowsky (professeur de yiddish)/Michèle Sibony (professeur)/Pierre Stambul (Président, Union juive française pour la paix – UJFP)/Irène Steinert (retraitée socio-psychologue)/Jacques Sztern (retraité du CNRS)/Jean-Marc Togliaferri (ingénieur)/Pierre Toubiana (médecin)/Dan van Egmond (cadre retraité)/Dominique Vidal (historien et journaliste)/Maya Vigier (retraitée)/Antoinette Weil (enseignante retraitée)/Françoise Weil (retraitée)/Jacqueline Weil (fille de déporté, institutrice retraitée)/Jeanne Weill (chercheur honoraire)/Karoline Zaidline (chanteuse)/Michèle Zalcman (fonctionnaire)/Michèle Zémor (professeur)/Estelle Zerbib (pharmacienne)/Adek Zylberberg (artiste peintre, fils de déporté)

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10 août 2006

Entretien de l'Humanité avec Georges Corn

"Cette guerre est liée au désir d’hégémonie
d’Israël et des États-Unis sur la région."

Pour l’historien Georges Corm, cette guerre est liée au désir d’hégémonie d’Israël et des États-Unis sur la région.

Économiste, ancien ministre des Finances libanais, historien et auteur de nombreux ouvrages (1),
Georges Corm analyse pour l’Humanité la nouvelle guerre du Liban.

Après trois semaines de bombardements israéliens sur le Liban qui ont déjà fait plus de 1 000 victimes civiles, les États-Unis et la France viennent de proposer une résolution à l’ONU pour « l’arrêt des hostilités ». Qu’en pensez-vous ?

J’en pense que c’est l’horreur totale. On vient encore de faire une nouvelle invention sémantique aberrante pour permettre à Israël de continuer le boulot sans avoir l’air de l’encourager. Je suis indigné et en colère. Je savais bien que la France collait de plus en plus à la politique américaine, mais je ne pensais pas que la diplomatie française tomberait aussi bas. Comment peut-elle accepter, elle qui prétend venir au secours de « son cher Liban », de laisser couper les dernières routes qui nous reliaient encore au monde extérieur ? Rien que du point de vue humanitaire, c’est l’horreur. Quant au plan géopolitique, cela confirme, comme je le pense depuis un certain temps, que les différences entre la France et les États-Unis relèvent de la simple tactique et que la soi-disant différence de la France est de la poudre aux yeux.

Comment analysez-vous cette crise ? À en croire beaucoup de médias français, il s’agirait d’une « guerre entre Israël et le Hezbollah »...

C’est de la désinformation. Il y a en réalité trois dimensions à cette guerre. La première, c’est celle de la « sécurité israélienne », au nom de laquelle le Liban a subi depuis 1968 toute une série d’occupations, de bombardements, et des violations quasi quotidiennes de son espace aérien et maritime. Jusqu’en 1982, c’était à cause de la présence de l’OLP au Liban, et c’est allé jusqu’à l’invasion de 1982, le siège de Beyrouth et la tentative de satellisation du Liban par Israël, qui a échoué. Le Hezbollah n’existait pas alors. Mais il est précisément né de cette occupation.

La seconde, c’est le désir de domination complète du Moyen-Orient par Israël et les États-Unis. Elle non plus n’est pas nouvelle, mais elle s’affirme avec davantage d’agressivité depuis le 11 septembre 2001 : il y a eu la guerre contre l’Afghanistan, puis contre l’Irak, aujourd’hui contre le Liban. Il s’agit pour les États-Unis et Israël de construire un « nouveau Moyen-Orient » débarrassé de l’influence de ce qu’ils appellent « l’axe du mal de la Syrie et de l’Iran », deux États qui ont le tort de soutenir la résistance palestinienne et celle du Hezbollah.

La troisième dimension, c’est celle de la lutte tous azimuts contre le terrorisme islamique considéré comme une « internationale fasciste islamiste ». C’est devenu officiellement la doctrine de l’administration Bush depuis 2001, puis celle de l’Occident qui met dans le même sac des mouvements du style Ben Laden et des mouvements de résistance comme le Hamas ou le Hezbollah.

Vous qui êtes un laïc d’origine chrétienne, que pensez-vous du Hezbollah ? Logiquement, vous ne devriez pas le porter dans votre coeur...

C’est un mouvement qui a connu une mutation tout à fait positive. Certes, il est né à l’origine sous influence iranienne, dans les conditions tragiques de l’invasion israélienne de juin 1982. Il y a eu, tout au début, des pasdarans iraniens qui ont organisé des camps d’entraînement dans la Bekaa. De 1982 à 1988, dans le contexte de la guerre Iran-Irak, le Hezbollah a procédé à des enlèvements d’otages occidentaux. Mais dans le même temps, il développait la résistance à l’occupation israélienne, qui, au sud du Liban, a duré jusqu’en 2000. À partir de la fin de la guerre Iran-Irak, le Hezbollah a évolué. Il faut d’ailleurs noter que le Hezbollah n’a jamais été une milice au sens où l’entendaient les accords de Taef (2). Ils visaient les milices confessionnelles qui avaient pris part à la guerre civile, ce qui n’était pas le cas du Hezbollah. C’est pourquoi le gouvernement libanais n’a jamais songé à le désarmer. D’autant plus qu’il a commencé, dans les années quatre-vingt-dix, à se transformer en parti politique, avec une orientation sociale et une action caritative très forte, sans distinction communautaire. Au point que dans certains villages où cohabitent des communautés chrétiennes et chiites, on voit des chrétiens voter pour le Hezbollah. On peut dire aujourd’hui que le Hezbollah est devenu un parti politique libanais à part entière, notamment depuis que Nasrallah l’a rendu indépendant de la Syrie et de l’Iran. Il représente la tendance totalement « libaniste » qui a pris le dessus sur la tendance pro-iranienne. Il s’est de plus en plus intégré à la fabrique politique libanaise. D’ailleurs l’aspect islamique de son discours s’est marginalisé au profit d’un discours essentiellement patriotique, libanais d’abord, nationaliste arabe ensuite. Il parle beaucoup de la souveraineté du Liban, de l’honneur des Libanais et des Arabes face à Israël, de la fin de l’humiliation avec une forte dénonciation de la politique américaine.

En somme, le Hezbollah est devenu le symbole de la résistance ?

Oui, et c’est encore à Israël qu’on le doit. Les Israéliens ont fait le vide en décapitant la résistance des partis laïques et de la gauche libanaise quand ils occupaient le Liban. Ils ont emprisonné beaucoup de résistants au camp d’Ansar. Ils en ont emmené plus de 1 600 en Israël en 1985. Ils ont fait le vide et laissé s’implanter le Hezbollah en pensant qu’un parti affichant une bannière religieuse serait plus pratique pour eux.

Vous voulez dire plus facile à combattre car on pourrait lui taper dessus sans provoquer trop de protestations ?

Exactement. Ils ont fait la même chose avec le Hamas en Palestine occupée pour casser l’OLP. En étendant un tel concept, on en arrive à la guerre des civilisations.

Que pensez-vous des solutions avancées par la France : l’application de la résolution 1559 et le déploiement d’une force internationale ?

Je pense que la 1559 n’avait pas lieu d’être. J’ai dit tout de suite qu’elle allait déstabiliser le Liban et créer les conditions d’un nouveau colonialisme. C’est une erreur grave dont Jacques Chirac est largement responsable et dont nous payons le prix. On nous parle du déploiement de l’armée libanaise le long de la frontière israélienne, mais qu’est-ce que ça veut dire, déployer une armée qui n’a pas d’équipement, pas d’armes dignes de ce nom, pas de couverture aérienne ? La machine de guerre israélienne n’en ferait qu’une bouchée.

Pour ma part, je rejoins la position du premier ministre libanais. Je veux bien que l’on applique la résolution 1559, mais à condition de faire appliquer par Israël l’ensemble des résolutions onusiennes qui le concernent, qu’il s’agisse du Liban, de la Syrie ou de la Palestine. Y compris celles qui concernent les 400 000 réfugiés palestiniens qui sont au Liban. À ce moment-là, il n’y aura plus de problème et les forces du Hezbollah pourront être intégrées à l’armée libanaise.

Quant à la force internationale, elle va sans aucun doute être l’objet de négociations ardues concernant son mandat, sa composition, ONU, OTAN, FINUL renforcée ?, et son positionnement. Je pense qu’elle devrait, en toute logique, être déployée du côté israélien : ils se plaignent d’être attaqués, mais c’est nous qui sommes envahis. Depuis 1968, l’armée israélienne a fait entre 50 000 et 60 000 victimes civiles au Liban. Ce n’est pas Israël qui a besoin d’être protégé. C’est moi, c’est nous, c’est le Liban.

Notes :

(1) Le Proche Orient éclaté, Gallimard, 2005 ; Orient-Occident, la fracture imaginaire, La Découverte, 2004 ; la Question religieuse au XXIe siècle, La Découverte, 2006.

(2) Signés en 1990 en Arabie saoudite sous l’égide de la Syrie, ces accords mettaient fin à quinze ans de guerre civile en organisant le désarmement des milices qui y avaient pris part.

Entretien réalisé par Françoise Germain-Robin - L'Humanité du 7 août 2006

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06 août 2006

CHANTS AUX MERES DES MILICIENS MORTS DE PABLO NERUDA

Ils ne sont pas morts ! Ils sont au milieu

de la poudre,

debout, brûlant pareils à des mèches.

Leurs ombres pures se sont unies

dans la prairie couleur de cuivre

comme un rideau de vent blindé,

comme une barrière couleur de fureur,

comme le sein même, invisible, du ciel.

Mères ! Ils sont debout dans le blé,

hauts comme le midi profond,

dominant les grandes plaines !

Ils sont une envolée de cloches à la voix sombre

qui à travers les corps d’acier assassiné

carillonne la victoire.

Sœurs pareilles à la poussière

tombée, cœurs

brisés,

ayez foi en vos morts !

Ils ne sont pas seulement des racines

sous les pierres teintes de sang,

non seulement leurs pauvres os terrassés

définitivement travaillent dans la terre,

mais leurs bouches mordent encore la poudre sèche

et attaquent comme des océans de fer, et

leurs poings toujours dressés contredisent la mort.

Parce que de tant de corps une vie invisible

se lève. Mères, drapeaux, fils !

Un seul corps vivant comme la vie :

un visage d’yeux brisés surveille les ténèbres

avec une épée pleine d’espérances terrestres !

Quittez

vos manteaux de deuil, unissez toutes

vos larmes jusqu’à les rendre de métal :

nous sommes là pour frapper jour et nuit,

pour piétiner jour et nuit,

pour cracher jour et nuit

jusqu'à ce que tombent les portes de la haine !

Je n’oublie pas vos malheurs, je connais

vos fils

et je suis fier de leurs morts,

je suis fier aussi de leurs vies.

Leurs rires

étincelaient dans les sourds ateliers,

leurs pas dans le métro

résonnaient à mes côtés chaque jour, et près

des oranges du Levant, des filets du Sud, près

de l’encre des imprimeries, sur le cimetières des architectures

j’ai vu flamboyer leurs cœurs de feu et d’énergies.

Et de même que dans vos cœurs, mères,

il y a dans mon cœur tant de deuil et tant de mort

qu’il ressemble à une forêt

trempée du sang qui a tué leurs sourires,

et qu’en lui pénètrent les rageuses brumes de l’insomnie

avec la déchirante solitude des jours.

Mais

plus que l’imprécation contre les hyènes assoiffées, contre la râle bestiale

qui d’Afrique hurle ses patentes immondes,

plus que la colère, plus que le mépris, plus que le sanglot,

mères transpercées par l’angoisse et la mort,

contemplez le cœur du noble jour qui naît,

et sachez que depuis la terre vos morts sourient

qui lèvent leurs poings au-dessus des blés.

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La Presse Occidentale et Nous

Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats.

Règle numéro 6 : Les israéliens ont le droit d’enlever autant de
palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10000 prisonniers à ce jours dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".

Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’_expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ».

Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu parles Etats-Unis, la France et l’Europe »,c ar on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni desconventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur etl’auditeur de France Info.

Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possiblela parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

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19 juillet 2006

VIVE LA PRESSE AUX ORDRES : L'agression Israelienne vu par la presse libre

On a tous la rage. Notamment quand on écoute la radio ou ouvre un journal. Les journalistes, le petit doigt sur la couture, toute honte bue, nous prennent vraiment pour des imbéciles. Un ami nous livre, en forme de satire, sa réaction. Le Proche-Orient pour les nuls Depuis près de six ans, le gouvernement israélien tue par semaine entre 10 et 20 palestiniens, enlève les hommes et les femmes par dizaines, détruit les habitations, les champs et les infrastructures, enferme et empêche les habitants de Gaza et de Cisjordanie de circuler librement chez eux. Alors quand un groupe de résistants, "terroristes" pour les israéliens, "activistes" pour les autres, capture un soldat chargé de surveiller la grande prison à ciel ouvert qu’est Gaza, L’occident, l’Europe, la France et sa presse indépendante trouvent que c’en est trop pour Israël. Cet état "seule démocratie au Proche-Orient" est également le seul état à avoir le droit de tuer des civils, d’enlever des ministres et des députés élus démocratiquement, dans un pays en lambeaux seule démocratie sous occupation dans le monde. Il y a quelque chose d’irréel dans ce monde libre voulu par Bush et Blair. On se frotte les yeux et on tend les oreilles pour réaliser que c’est bien la réalité. Celle des bombes puissantes qui pulvérise les réfugiés libanais sur la route de l’exode. Celle d’une télévision qui choisit de ne pas montrer ce qu’on ne doit pas voir. On se dit alors, que nous n’avons rien compris. Le malaise qu’on éprouve devant notre poste de télévision vient de notre incapacité à comprendre les nouvelles règles du jeu. Ces règles sont certainement écrites quelque part dans les cerveaux des éditorialistes de Libération, du Monde ou de France Inter. Il n’y a qu’à écouter et regarder ces journalistes, envoyés très spéciaux, tentant de nous vendre la version d’un conflit dont les forces en présence seraient symétriques, entre l’une des armées les mieux équipées du monde, qui en plus est soutenue par la première puissance mondiale et d’un pays dépourvu d’armée digne de ce nom. Depuis le début de l’Intifada, les israéliens morts suite à des tirs de roquettes palestiniennes se comptent sur les doigts de la main. Autant dire qu’un Israélien a plus de chance de mourir de la foudre que victime d’une roquette du Hamas. Pourtant on a fini par croire que les roquettes Azedine Alquassam mettaient en péril l’existence d’Israël, état dit tantôt "hébreu", tantôt "démocratique, surtout quand ça l’arrange. On croyait, nous les naïfs, qu’un homme valait un autre. On n’avait tort, preuve qu’on n’avait rien compris aux règles du jeu. Ce sont ces règles qui font que la vie d’un soldat israélien n’a pas de prix. Un soldat Israélien capturé, justifie que 300 arabes soient assassinés et qu’un pays tout entier soit dévasté, sans qu’on y trouve rien à redire. Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple. Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles. Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme. Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense. Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale. Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats. Règle numéro 6 : Les israéliens ont le droit d’enlever autant de palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10000 prisonniers à ce jours dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste". Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ». Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l’Europe », car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré. Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de France Info. Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique. Règle numéro 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ses règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dangereux antisémite.

Par Sindibad CAPJPO-EuroPalestine  ! Publié le 19-07-2006

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16 juillet 2006

Fin d'una aventure : Sawt Nass

Le Journaliste Lamrani Abdelkrim Directeur du quotidien Sawt annass a annoncé la suspension du quotidien jusqu'à nouvel ordre. Le quotidien n'a pas résisté aux multiples quotidiens qui sont de la même catégorie et qui traite des mêmes sujets!!!
Dommage pour Lamrani qui a modernisé le quotidien de l'USFP et a crée avec d'autre Al Ahdath Al Maghrabia qui connaît un succés sans pareil en se plaçant dans le hit parade des ventes des quotidiens nationaux.
Je souhaite que Lamrani va continue son chemin et trouver d'autres partenaires financiers pour re-lancer Sawt Annass qui a participé au débat politique national.
Bonne Chance Lamrani

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